lundi 15 mars 2010

(1ère) Acte II, scène 3, Les Caprices de Marianne de "je veux prendre un amant" à "elle sort"

I) La plaidoirie d'Octave en faveur de son ami Coelio
  • a) La conviction et la sincérité d'Octave
  • b) Un discours argumenté
  • c) Octave s'efface au profit de Coelio
II) Le caprice de Marianne
  • a) Une réaction impulsive
  • b) Une attitude illogique
  • c) Le discours implicite de Marianne : elle s'offre à Octave

(1ère) Acte II, scène 1, Les Caprices de Marianne / Extrait de "Mon cher cousin" à "elle sort"

I) La colère de Marianne
  • a) Colère déclenchée par la domination masculine, absence de choix de Marianne face à la situation : soit elle est considérée comme une femme froide, sans coeur, soit elle est considérée comme une femme de peu de vertu.
  • b) Le discours ironique de Marianne = des hommes grossiers
  • c) La domination réelle de Marianne dans cette scène
II) Un véritable réquisitoire féministe
  • a) Infériorité femmes /hommes soulignée dans le discours de Marianne
  • b) Une plaidoirie pour la cause des femmes
  • c) L'idéal de vie/amoureux proposé par Marianne

(1ère) Acte I, scène 1, Les Caprices de Marianne= Extrait de "Malheur à celui qui" (...) à "Retire-toi, je vais l'aborder"

Proposition de pistes de réflexion
I) Les deux visages du romantisme et la thématique du double
  • a) L'opposition Octave/Coelio et leur relation (présentation des personnages)
Opposition vestimentaire = différentes approches de la vie, des caractères qui s'opposent, mais des points communs = ce sont des amis, même appartenance sociale, même âge
  • b) Une vision radicalement opposée de l'amour = vision du monde différente, valeurs qui s'opposent
Octave, le libertin, l'amour léger, joyeux, comme un jeu "qui te rendrait joyeux et empressé" v.178
Coelio, l'amour-passion qui fait souffrir (cf. champ lexical de la souffrance, v.121 à 134 "trouble" "manque le repos")
L'amour comme un absolu pour Coelio, qui s'oppose et se distingue de la loi des Libertins, s'oppose à son ami et à ses valeurs "Je ne saurais aimer cette femme comme toi, Octave, tu l'aimerais" = Finir avec la thématique du double, Coelio/Octave deux facettes qui s'opposent mais qui sont plus proches qu'on ne peut le croire...(cf.fin de l'oeuvre)
  • c) Coelio, un héros romantique
cf. thématique du rêve v.61 à 73, et de la folie, mais aussi lucidité
Opposition au monde du héros romantique, volonté d'affirmation du "moi" avec la présence du registre lyrique
II) Une scène d'exposition qui contient en germe le dénouement
  • a) L'amitié Octave/Coelio et le doute de Coelio quant à sa loyauté déjà apparent "Il me semble que tu vas me tromper"
  • b) L'amour impossible = on sait au début de l'acte I, sc.1 la froideur de Marianne, on apprend ici à quel point elle est inaccessible "Vingt fois j'ai tenté de l'aborder"
  • c) La fin tragique de Coelio déjà annoncée, présence du registre tragique "ou je réussirai ou je me tuerai"

mardi 9 mars 2010

(1ère) L'art de convaincre

L'art de convaincre s'appuie sur la raison. Il vise à faire admettre une thèse dans des domaines où il n'y a pas de certitudes scientifiquement démontrables. Il repose essentiellement sur la force des arguments qui s'appuient sur la raison.
Types d'arguments :
  • Le recours aux faits : l'utilisation d'un fait précis, d'un témoignage, d'un cas particulier
Ex: "Le nombre de décès sur les routes est en constante diminution depuis la multiplication des radars fixes"
  • L'argument d'autorité : la référence à un ouvrage célèbre, à un proverbe, à une personnalité reconnue, à des statistiques.
Ex: "Dura lex, sed lex : la loi est dure, mais c'est la loi, et les automobilistes doivent la respecter."
  • L'appui sur les valeurs : l'appel à des valeurs généralement partagées (la justice, la tolérance, la solidarité)
Ex: "Le respect des autres passe par la restriction de certaines libertés individuelles."

(1ère) La logique de la démonstration partie II

Le raisonnement inductif :
  1. Il consiste à s'appuyer sur un fait établi pour aboutir à une règle, une loi ou un principe certain. il généralise ainsi une observation, réalisée à partir d'un ou plusieurs cas particuliers.
  • Ex : Socrate et, par ailleurs, tous les hommes que je connais sont mortels. Donc, tous les hommes sont mortels.
Le raisonnement part d'un constat reconnu et admis pour en induire une vérité qui s'impose comme certaine et ne saurait être contestée.

(1ère) La logique de la démonstration

Le raisonnement déductif :
  1. Il consiste à partir d'une loi générale, d'une vérité incontestable pour en tirer les conséquences qui en découlent logiquement.
  • Ex : Tous les hommes sont mortels, or Socrate est mortel. Donc Socrate est mortel.
Le raisonnement part d'une vérité reconnue pour en déduire une conséquence indiscutable.

mardi 2 février 2010

(1ère) EXEMPLE INTRODUCTION COMMENTAIRE COMPOSE "Andromaque", Racine

Dans sa tragédie Andromaque (1667), considérée par la critique comme l'avènement de l'écriture racinienne, Racine met en place les fondements de sa dramaturgie, à savoir le motif amoureux et la passion déchirante, la violence des personnages et de son écriture versifiée. En effet, Racine nous livre l'histoire de la jeune Troyenne Andromaque, retenue prisonnière par Pyrrhus, fils d'Achille (roi d'Epire, Grèce), le meurtrier de son époux Hector. Celui-ci est tombé amoureux fou de sa captive et tente de la séduire. Cet extrait (Acte I, scène 4, vers 338-384) met en scène un dialogue entre les deux protagonistes, la requête de la prisonnière exprimée dans un registre pathétique, le lyrisme de l'effusion amoureuse de Pyrrhus comme le poids du tragique : les deux héros sont dans une impasse. Dans un premier temps, nous allons observer de quelle manière les registres littéraires mettent en évidence leur affrontement. Ensuite, nous étudierons les rapports de force entre les deux personnages.